LE PETIT BLEU

Trace d’apnée juvénile

Il jette son sac sur les rochers de l’Elbe, sous la maison de Mayol, plonge de l’autre côté du miroir, dans l’envers de l’histoire, mémoire amniotique qui l’absorbe et le recrache infiniment, pendu la tête en bas dans les vagues, pulsations cosmiques d’une froide vision, un corps nu, le sien, en équilibre dans l’espace, sur un surf qui rétrécit et un compte à rebours, du futur vers le passé, l’angoisse du zéro absolu devant lui tambourine dans ses tempes, une bulle etc. Remontée, fin d’apnée. Respirer.

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